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Mèze (phénicien : Mensa[1], grec : Mesua), en occitan Mesa est une commune française, située dans le département de l'Hérault et la région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Mézois.
Tout comme Agde, elle fut fondée par les Phocéens au VIe siècle av. J.-C.. Successivement refuge, comptoir commerçant et lieu d'habitation, la ville a connu un bon nombre d'occupations : grecque, romaine, prise par les troupes de Simon de Monfort, gérance par l'évêque d'Agde, jusqu'à la Révolution française.
Longtemps cantonnée à l'agriculture et à la pêche, l'économie mézoise se rouvre aux environs du VIe siècle au commerce maritime.
Elle constitue aujourd'hui la bourgade la plus ancienne du bassin de Thau et s'est même découvert une passion pour la paléontologie : suite à la mise au jour de fossiles d'œufs de dinosaures, les fouilles se poursuivent et un musée a été créé pour l'exposition de ces témoins du passé. Malgré cette richesse de patrimoine, Mèze n'en demeure pas moins une ville dynamique : elle constitue une place forte de la conchyliculture et de l'ostréiculture et développe une vie sportive et culturelle importante. Elle possède aussi son pôle de recherches environnementales "Ecosite" (protection de l'étang, station de lagunage, épuration de l'eau...).
Plage sur l'étang de Thau et vue sur Sète
La commune de Mèze est le chef-lieu du canton de Mèze. Elle est située dans l'arrondissement de Montpellier à 15,5 km d'Agde, 7 km de Sète et 30,6 km de Montpellier[2].
Le site relativement plat et on trouve au nord-est de la ville le ruisseau du Sesquier et le lac des Sesquiers. La ville est blottie entre les vignes et l'étang de Thau.
Le climat est de type méditerranéen : les hivers y sont doux, les étés chauds, les précipitations relativement peu abondantes et l'ensoleillement très important. Cependant, la présence toute proche de l'étang de Thau humidifie l'atmosphère de façon assez importante. Les vents dominants y sont la Tramontane (vent d'ouest), le marin (vent de sud-est) et le mistral, ou "nord" (vent de nord-est).
Voies de communication [modifier]
L'autoroute A9 passe à proximité de la ville mais ne dessert par Mèze : il est nécessaire d'emprunter la sortie n°33 (Sète, Frontignan, Balaruc, Mèze).
La route nationale 113 traverse la ville entre les directions de Sète et Montagnac, de même que la route départementale D613.
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Les armes de Mèze se blasonnent ainsi : d'azur à un agneau pascal d'argent tenant de sa patte senestre de devant une longue croix de sable avec une banderole d'or, chargée d'une croix pattée de gueules, pendante de la longue croix et attachée avec des cordons d'azur, d'argent et de gueules[3].
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L'histoire[4] de la ville de Mèze est riche. Très différent de ce qu'il est aujourd'hui, le territoire de la ville aurait été décrit par le géographe romain Pomponius Mela comme « entourée d'eau de tous côtés » et uniquement « rattachée à la terre par une étroite chaussée ». De cette situation proviendrait le nom original de Mèze : Mansa, la « butte élevée surmontée de fumée ». En effet, un important foyer aurait servi à éclairer le site (vestiges retrouvés près de la chapelle des Pénitents).
Les premiers habitants [modifier]
Il est probable que Mèze eut été occupée de prime abord par des populations Ibères. Comme bon nombre de villes de la côte méditerranéenne, Mèze a été habitée par les Phéniciens dès le VIIIe siècle av. J.-C.. Sa situation géographique leur permettait en effet de s'abriter des tempêtes et des vents de nord-est alors qu'ils se dirigeaient vers leurs comptoirs de la côte.
Au VIe siècle, un port y fut construit pour répondre à un important trafic.
Les Phocéens s'installèrent ensuite sur le site et Agde fut construite comme un relais vers l'Espagne. Commode par les conditions favorables qu'elle offrait, certains Phocéens se sédentarisèrent définitivement sur le site de Mèze. Aux activités commerciales, ils ajoutèrent une mise en valeur de leur territoire et développèrent des activités locales (pisciculture, ostréiculture, viticulture, exploitation de salins...).
La conquête Romaine [modifier]
En 219 av. J.-C, l'expédition menée contre Hannibal en Espagne utilise comme appui logistique Mèze et la région de l'étang de Thau. L'Espagne conquise, la Méditerranée devient Romaine ainsi que le sud de la France. La province de la Narbonnaise est fondée. En 49 av. J.-C, Mèze est entièrement occupée par les Romains.
Du Ier siècle au IIIe siècle siècle, pendant la période de la Pax Romana, Mèze était une cité prospère et on y construisit, grâce à l'aide de l'empereur Claude (qui distribua des terres aux vétérans des légions), de nombreuses villas. La viticulture fut ainsi un peu plus développée jusqu'à faire concurrence à l'Italie.
Invasions et renaissance de la ville [modifier]
Peu de choses sont connues au sujet de la situation de Mèze pendant la période des invasions, après la chute de l'Empire romain.
La ville aurait été occupée et laissée dans un état désastreux par les Sarrasins qui furent chassés de la région par les troupes de Charles Martel en 736. Pour repeupler la ville dont la population avait été éparpillée, Charlemagne compta sur des Espagnols venus en France (fuyant les Goths et les Sarrasins) pour repeupler les terres désertées et leur offrit des parcelles dans la région de Mèze. Ce fut un véritable renouveau : une famille espagnole reçut la totalité de Mèze.
Au XIIe siècle, les « gardiens de la foi » catholique encouragent les expéditions contre les cathares. Les troupes de Simon de Monfort investirent alors la région sous les drapeaux de la foi, mais attirés surtout par les richesses du pays. Mèze fut à leur main en 1209 et l'évêque d'Agde devint seigneur de la ville. En 1229, Mèze fit enfin partie intégrante du royaume de France.
Les seigneurs ne résident plus au château, tombe rapidement en ruines alors que la population, de son côté, s'émancipe de plus en plus. Elle s'implique de plus en plus dans l'administration de la ville et permet, grâce à des accords avec les cités voisines, la mise en place de limites.
La vie économique était alors divisée sur deux secteurs majeurs : l'agriculture et la pêche.
Mèze n'échappa pourtant pas à la peste noire de 1347, et des conséquences dramatiques s'en suivirent (disettes, surtout).
Les guerres de religion [modifier]
Durant la Réforme, alors que les protestants se réfugient et développent majoritairement leur religion dans le Sud, Mèze demeure catholique. En 1952, alors que la guerre s'étend sur tout le royaume, Louis de Condé encourage les protestants du Bas-Languedoc (actuel Languedoc-Roussillon à se soulever. Mèze est assiégée à la fin de l'année et fut mise à sac. Le départ des assaillants ne se fit que par le versement d'une rançon. D'autres assauts suivirent, entraînant avec eux épidémies, brigandages, disettes... la ville en sort saccagée et ruinée.
Au XVIIe siècle siècle, la paix revient enfin avec l'édit de Nantes.
Les pénitents blancs [modifier]
Des communautés de pénitents se basent dans tout le Languedoc et répandent les idées phares de la Contre-Réforme. Vêtus de robes blanches, ils organisent de grandes processions publiques et de nombreuses actions de charité. Leur présence remonte le moral en berne des populations et apporte un soutien matériel aux plus pauvres.
En 1602, avec la croissance du nombre de membres de la communauté, un lieu de culte fixe leur est accordé par l'évêque d'Agde. Ils s'établissent dans l'église Saint-Pierre et ont aussi comme mission la remise en état de la chapelle.
L'avant Révolution [modifier]
En plus des guerres successives qui affaiblissent Mèze, la peste s'abat à nouveau sur la ville. Elle ne compte plus qu'environ 1500 habitants en 1630.
Néanmoins au XVIIIe siècle la vie économique est prospère : le commerce maritime renaît et la viticulture est révolutionnée par une méthode de distillation importée de Suisse. La fabrication d'eau de vie constitue une des activités principales.
On organise déjà à Mèze des joutes nautiques mais aussi le jeu du Capelet.
La noblesse Mézoise est jeune et peu riche à la veille de la Révolution.
Occupée par ses problèmes locaux (élection du second consul notamment), la communauté prend peu garde à la prise de la Bastille. Mais dès janvier 1790, les décisions prises quant aux nouvelles municipalités parviennent à Mèze et on élit alors un maire, un adjoint et un conseil municipal.
Administration [modifier]
Maires de la commune [modifier]
| Liste des maires successifs |
| Période |
Identité |
Parti |
Qualité |
| 1807 |
1815 |
Michel Privat |
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| 1815 |
1817 |
Charles de Borie |
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| 1817 |
1820 |
Pierre Ronzier |
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| 1820 |
1828 |
Louis Charamaule |
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| 1828 |
1840 |
François Bouliech |
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| 1840 |
1848 |
de Borie |
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| 1848 |
1848 |
Santy |
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| 1848 |
1849 |
Hippolyte Bouliech |
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| 1849 |
1849 |
Frédéric de Girard |
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| 1849 |
1850 |
Jules Molinier |
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| 1850 |
1851 |
François Besse |
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| 1851 |
1851 |
Sylla Lacroix |
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| 1851 |
1859 |
Constantin Bouliech |
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| 1859 |
1865 |
Adrien Lonjon |
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| 1865 |
1870 |
Gustave Privat |
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| 1870 |
1874 |
Antonin Bouliech |
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| 1874 |
1876 |
Émile Molinier |
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| 1876 |
1876 |
Jean-Baptiste Allègre |
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| 1876 |
1878 |
Jean-François Besse |
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| 1878 |
1878 |
Benjamin Durand |
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| 1878 |
1880 |
Jean-Baptiste Allègre |
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| 1880 |
1882 |
Émile Beaumadier |
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| 1882 |
1885 |
Jean-Baptiste Allègre |
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| 1885 |
1885 |
Vincent Germain |
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| 1885 |
1887 |
Jean-Baptiste Allègre |
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| 1887 |
1892 |
Guillaume Gros |
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| 1892 |
1901 |
Paulin Arnaud |
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| 1901 |
1904 |
Paul Enteric |
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| 1904 |
1912 |
Baptiste Guitard |
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| 1912 |
1921 |
Paul Enteric |
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| 1921 |
1922 |
Louis Brun |
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| 1922 |
1923 |
Camille Fraisse,
Charles Poujol,
François Vailhe |
délégation spéciale |
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| 1923 |
1925 |
Julien Granal |
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| 1925 |
1941 |
Méril Poujade |
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| 1941 |
1944 |
Thomas Bessiere |
délégation spéciale |
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| 1944 |
1947 |
Henri Bessède |
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| 1947 |
1971 |
André Montet |
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| 1971 |
1977 |
Georges Jean |
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| 1977 |
1998 |
Yves Pietrasanta |
Divers Parti écologistes |
Conseiller général jusqu'en 1994 |
| 1998 |
2001 |
Yves Pietrasanta |
Les Verts |
Vice-président du Conseil régional à partir de 1992 |
| 2001 |
2003 |
Yvon Pibre |
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| 2003 |
2008 |
Henry Fricou |
Les Verts |
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| 2008 |
2014 |
Henry Fricou |
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| Toutes les données ne sont pas encore connues. |
Mèze est jumelée avec :
Population et société [modifier]
Évolution démographique de 1793 à 2007 :
Ci-dessous, comparaison des pyramides des âges en 1990 et 1999 (nombre d'habitants) :
Évolution de la pyramide des âges de la commune de Mèze
Comparaison entre les années 1990 et 1999 en nombre d'individus[7]
Pyramide des âges en 1990.
| Hommes |
Classe d'âge |
Femmes |
| 190 |
75 à plus |
309 |
| 516 |
60 à 74 |
548 |
| 523 |
45 à 59 |
546 |
| 691 |
30 à 44 |
676 |
| 704 |
15 à 29 |
638 |
| 595 |
0 à 14 |
572 |
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Pyramide des âges en 1999.
| Hommes |
Classe d'âge |
Femmes |
| 285 |
75 à plus |
437 |
| 669 |
60 à 74 |
713 |
| 714 |
45 à 59 |
718 |
| 745 |
30 à 44 |
785 |
| 679 |
15 à 29 |
604 |
| 673 |
0 à 14 |
614 |
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Le niveau d'éducation à Mèze[8] est nettement moins élevé que celui de l'Hérault[9] : on compte à Mèze 25,4 % de la population non scolarisée contre 19,6 % pour l'Hérault. Si la moyenne des titulaires d'un diplôme supérieur est relativement faible (5,2 % contre 10,8 % pour le département), le pourcentage de personnes détenant un BEP ou CAP est supérieure à la moyenne héraultaise (22% contre 21,4 %).
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Service aux personnes [modifier]
Après sa récompense de @@@ en 2005[10], Mèze a obtenu trois @@@@ (arobases)[11] au concours national pour la promotion de l'internet citoyen 2008.
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La ville de Mèze possède un stade (stade des Sesquiers), deux gymnases (gymnase de la poste et gymnase Bernard Jeu), deux plateaux multi-sports, un skatepark et un terrain de tambourin.
De nombreux clubs[12] sont disponibles pour pratiquer des activités sportives diverses et variées sur la commune de Mèze, dont :
Culture et patrimoine [modifier]
Lieux touristiques et monuments [modifier]
Monuments médiévaux [modifier]
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Construit à la fin du XVIIe siècle, il abrite aujourd'hui des expositions artistiques et met un parc à disposition du public.
Monuments religieux [modifier]
Elle fut installé au début des années 2000 à l'intérieur même de la résidence Frédéric MISTRAL
par les nombreux pratiquants de la religion Islamique de la ville de Mèze
Elle fut construite au XVe siècle par Étienne de Cambrai sur le site d'une ancienne église[13]. Son clocher a joué plusieurs fois un rôle de défense lors des nombreux combats que connut la ville.
- L'église Saint-Martin-de-Caux
Petite église de style roman construite au XIIe siècle. Elle se situe au bord du Cami Roumieu (chemin emprunté par les pèlerins qui se rendaient alors à Saint-Jacques-de-Compostelle. Après la découverte de vestiges gallo-romains (statue en marbre, tombeaux), on peut imaginer que l'église est construite sur une place sacrée utilisée dès l'Antiquité[14].
- La chapelle des Pénitents :
Construite au XIIe siècle) sur le site d'un temple grec antique. On a retrouvé à ses abords les plus anciennes traces d'occupation de Mèze[15].
- L'ancienne chapelle de Notre-Dame-de-Pallas :
Elle est datée du Xe siècle et aurait appartenu aux moines de l'abbaye de Conques, dans l'Aveyron[16].
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L'église Saint-Martin-de-Caux
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Passage au cœur du vieux village
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Autres lieux et monuments [modifier]
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Musée paléontologique en plein air pour tous publics. Une reconstitution de zone de fouille permet aux plus jeunes de jouer les apprentis paléontologues.
Mèze est une ville fleurie avec une fleur attribuée par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[17].
Manifestations culturelles [modifier]
La ville de Mèze accueille chaque année le Festival de Thau ainsi que des joutes nautiques.
Sur les sites du château de Girard et de la chapelle des Pénitents sont organisées tout au long de l'année des expositions artistiques. Elles mettent aussi bien au premier plan des artistes locaux (Peintures et sculptures en Pays de Thau en septembre 2008 par exemple) que des personnalités étrangères à la région.
Des concerts et spectacles sont aussi donnés en dehors du festival d'été : ils ont le plus souvent lieu dans l'église Saint-Hilaire, le centre Bernard-Jeu et le foyer municipal.
Tielle préparée à la sétoise
Comme grand nombre de régions françaises, les villes du bassin de Thau possèdent une cuisine locale. La proximité de l'étang et du littoral méditerranéen favorise la cuisine à base de coquillage et de produits marins. Ce sont pour nombre d'entre elles des spécialités dites sétoises mais dont la production est en fait étendue à tout le bassin (voire au-delà). Par exemple :
- la tielle, tourte confectionnée à partir d'une pâte à pain et farcie de poulpes et calamars agrémentés d'une sauce tomate relevée (on compte plusieurs tielleries artisanales au sein de la commune de Mèze)
- les moules à la brasucade : elles sont cuisinées au grill sur un feu de bois, puis arrosées en fin de cuisson de vin blanc mariné avec des herbes typiques du sud de la France (laurier sauce, romarin, thym, sariette, estragon...)
- outre les huîtres de Bouzigues, il faut noter la "Montgolfière de fruits de mer" dont l'écrivain Michel Sidobre fait l'éloge dans un texte entier du livre Et pourquoi pas Narbonne ?.
- La légende du bœuf de Mèze qui est l'animal totémique du village [18]
- Le chevalet.
- Le jeu du tambourin.
Personnalités liées à la commune [modifier]
Les chanteurs Pierre Vassiliu (né le 23 octobre 1937 à Villecresnes) et Christian Delagrange sont établis dans la commune depuis quelques années. Hippolyte Charamaule, brillant avocat héraultais et militant extrême gauche du XIXe siècle, est né à Mèze le 13 avril 1794. Le 18 septembre 1848, aux côtés de Victor Hugo, il se positionne en faveur de l'abolition totale de la peine de mort[19].
Yves Pietrasanta est né à Mèze le 19 août 1939. Il fut un membre créateur de la Génération écologie aux côtés de Brice Lalonde, député européen et est actuellement vice-président de la région Languedoc-Roussillon. Il a présidé le Centre de recherches Mèze Hérault[20] jusqu'à l'an 2000 au sein de l'Ecosite (voir l'introduction)
Notes et références [modifier]
- Alain Cambon, Mèze (tome 1), Alan Sutton, 2004 (ISBN 2-84910-096-X)
- Alain Cambon, Mèze (tome 2), Alan Sutton, 2004 (ISBN 2-849-10525-2)
- Raymon Arnaud, Ma ville a un passé : histoire de Mèze, Dehan, 1966
Source : wikipedia
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