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Séparé de la mer par un étroit cordon littoral, le Bassin de Thau couvre 7.500 hectares et s'étire le long de la côte languedocienne sur 19 kilomètres et 5 de large.
Il comporte très peu de plages, mais dispose de nombreux autres atouts touristiques et économiques.
La conchyliculture représente la seconde force économique de l'Hérault, après le vignoble.
Depuis la fin de la guerre de 1939-1945, le Bassin de Thau a vu apparaître de nombreux « paysans de la mer », et ce sont aujourd’hui près de 550 producteurs qui travaillent sur le bassin, produisant plus de 12 000 tonnes d'huîtres par an, et employant environ 2 000 personnes.
En plus des phénomènes de la malaïgue et les proliférations phytoplanctoniques, les professionnels de la conchyliculture devaient jusqu’alors faire avec le test de la souris avant de pouvoir commercialiser des huîtres.
De quoi s’agit-il ?
Le test de l’IFREMER (Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer) consiste à prendre des petites souris blanches et vivantes, et une douzaine d’huîtres n° 3 ou 2.
Ensuite de broyer les parties charnues des huîtres, sans les coquilles.
A l’aide d’une seringue, de faire ingurgiter la mixture d’huîtres aux souris. Dans les 24 heures, si 2 des 3 souris meurent, les coquillages sont interdits à la vente.
Ce test a eu pour conséquence des semaines d'interdiction de vente des huîtres pendant les pleines périodes estivales ces dernières années et les résultats ont souvent été contestés par les professionnels de l’activité, qui avaient de plus en plus de mal à faire face à leurs charges.
C’est donc une fabuleuse nouvelle de savoir que ce test est supprimé. C’est dorénavant un test chimique qui sera chargé de contrôler la qualité des huîtres et je suis ravi de constater que les promesses politiques ont été tenues. Le ministère de l'Agriculture l'a confirmé, ce changement est opérationnel depuis le 1 janvier 2010.
Je ne peux que me satisfaire de cette décision réclamée depuis tant d’années par la profession.
Malgré une production en baisse et les problèmes de mortalité estivale des huîtres connue sur le Bassin de Thau, cette mesure était nécessaire. Il est très important de soutenir cette profession, source d’emploi et d’économie locale.
Johnny Perchec
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