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Johnny Perchec

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Intervention télévisée du 25 janvier 2010 : un Président à la hauteur et proche de ses concitoyens Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Le 1er rendez-vous télévisé de ce début d’année 2010 entre Nicolas Sarkozy et les Français a été suivi par 8,6 millions de téléspectateurs.
Devant les 11 Français présents dans la salle d’interview, le Président de la République s’est efforcé d'apaiser les inquiétudes et a tenté d’apporter des réponses.
  
A  propos des retraites
 
Le Président a rappelé que la réforme serait pour cette année, et précisé qu’elle concernerait « tout le monde…dans le privé et dans le public ».
Il ne changera pas « la retraite par répartition » a-t-il déclaré et il n’est pas question de « diminuer la somme des pensions de retraite ».
Précisant qu’à nos jours « 10% des retraites ne sont pas assumées financièrement », le chef de l’Etat nous assure qu’il « garantira la pérennité du régime de retraite ». La solution n’est pas dans la multiplication des aides mais bel et bien dans le travail.
Pour démontrer malgré tout qu’il reste ouvert à toutes bonnes propositions, Nicolas Sarkozy attend maintenant les propositions des organisations syndicales et de l’opposition.
 
A propos de l’identité nationale
 
Depuis l’ouverture des débats, ce sujet a bien souvent été orienté exclusivement, à tort, sur le terrain de l’immigration.
Ce n’est pas le débat, le Président en a donc profité pour ré-expliquer pourquoi il était important que le sujet soit débattu.
 
« Dans une nation, si on ne parle pas de ce qu'on a à faire ensemble, si on ne parle que des droits et jamais des devoirs, comment accueille-t-on ceux qu'on doit accueillir et que nous sommes heureux d'accueillir ?» a-t-il demandé.
 
« La France n'est pas une race, n'est pas une ethnie, c'est une communauté de gens différents qui, ensemble, construisent une nation avec des valeurs, des principes, des droits et des devoirs. Si la Nation n'a plus rien à dire à ses citoyens, alors ce sera le repli communautaire » a ajouté le Président.
 
Il est donc essentiel que le débat soit le plus large possible pour que chacune des personnes désirant vivre en France sache ce que cela signifie et connaisse quel code respecter.
 
Le Président en a profité pour évoquer le cas des clandestins débarqués en Corse il y a quelques jours, précisant que ceux qui n'auront pas obtenu le statut de réfugiés « seront raccompagnés chez eux ».
Notre pays ne peut pas se permettre de faire autrement, car sinon « les esclavagistes du monde entier, les réseaux criminels du monde entier en tireraient la conclusion qu'on peut faire débarquer n'importe comment des pauvres gens sur les plages de France».
Merci M. le Président de ne pas laisser le pays « désarmé » face à ces nouveaux phénomènes.
 
A propos du chômage
 
Nicolas Sarkozy a affirmé que « dans les semaines et les mois qui viennent », les Français verront « reculer le chômage ».
Le chômage touche de près les moins de 25 ans qui représentent 23,8%.
Le taux d’emploi des seniors est également trop bas, avec 39,2%.
Pour pallier cet état de fait, il faut « de la croissance » et donc « plus de travail ».
Le pays « n’a pas besoin d’assistanat, mais de croissance, d’emplois, d’innovation ». C’est « la réhabilitation du travail qui nous sortira du chômage ».
Face à la crise, la France a « résisté plutôt mieux que les autres », et si l’on se base aux bonnes perspectives de croissance, revues à la hausse pour 2010, on ne peut qu’être optimiste pour demain.
 
Nicolas Sarkozy en a profité pour faire un point sur Renault et les délocalisations, précisant qu’il avait appelé Renault à inverser la proportion de 2/3 de sous-traitants étrangers, tout en répétant qu’une partie de la Clio serait produite dans les Yvelines.
 
A propos de l’argent prêté aux banques
 
Depuis des mois j’entends des critiques sur les fonds que le gouvernement a prêté aux banques, toujours est-il que ces prêts, totalement remboursés à ce jour, ont rapporté 2 millions d’euros !
L’activité économique semble repartir depuis peu, de la même façon les prêts auprès des banques sont également en hausse et le Président en a profité pour réitérer son souhait (et il fera le nécessaire pour que cela se fasse) qui est que les banques jouent leur rôle de prêteur plutôt que de spéculateur.
 
A propos de l’écotaxe
 
L’écotaxe prévue pour 2012 sera de mise « pour tout le monde, y compris pour les camions qui traversent la France ».
De la même façon, Nicolas Sarkozy précise que pour les pays qui ne respectent pas les règles en matière d’environnement, ces derniers seront « taxés à l’entrée au pays pour rééquilibrer la concurrence ».
 
A propos des difficultés des agriculteurs
 
Quelques chiffres pour brosser l’état des lieux de 2009 : les revenus des agriculteurs ont baissé de 34%, et ceux des producteurs laitiers de 54%.
Pour répondre à ces difficultés et à l’agricultrice venue témoigner sur le plateau, le Président annonce souhaiter « mieux répartir la valeur ajoutée ». « La solution n’est pas dans les quotas administratifs » indique t-il.
Le chef de l’Etat s’oriente donc vers un « soutien pour la préférence communautaire », il en va de la santé de nos agriculteurs et des consommateurs, un « renfort de la compétitivité en allégeant les charges », et pour terminer il faut « rétablir le rapport de force entre les agriculteurs et les distributeurs ».
 
 
 
Proche des Français, j’ai trouvé Nicolas Sarkozy excellent, égal à lui-même. Son intervention était claire, à la portée de tous et rassurante.
Il a montré une détermination et une volonté sans faille à poursuivre les réformes pour adapter notre pays aux défis de l'avenir. Il a répondu avec courage en assumant ses responsabilités sur tous les sujets abordés.
Loin des discours trop intellectuels, Le Président ose dénoncer les boniments qui ont laissé croire aux Français qu’on pouvait bien vivre tout en restant chez soi, sans trop travailler, s’offrir des loisirs… Certes le message est difficile à entendre mais il est plus réaliste que les mauvais rêves auxquels veulent nous faire croire les socialistes.
Pas de promesses impossibles à tenir et pas de langue de bois, un Président à la hauteur de la responsabilité que nous lui avons confié.
 
Pauvre PS…, ils n'ont toujours pas de programme, aucune solution et la critique systématique des actions du Président irritent de plus en plus les Français.
Où sont leurs propositions ? Où sont les recettes miracles ? Peut-être que d’ici 2012 les Français en sauront un peu plus…patience…
C'est aussi ça le socialisme : il ne faut pas déplaire pour gagner les prochaines élections ! Pour le reste, peu importe, la situation de la France n’est pas leur priorité.
 
Etre élu, c'est avoir un programme qui tienne la route et qui soit fiable. Depuis le début, Nicolas Sarkozy respecte les promesses faites aux Français durant sa campagne. Il suit exactement son programme, celui pour lequel la majorité des Français ont voté, ne l’oublions pas !
Je conçois qu’on ne puisse pas toujours être d’accord avec ce que le Président met en œuvre, mais il reste encore 2 ans et demi.
Attendez donc la fin du mandat pour constater que ses méthodes n’ont pas fonctionné.
La stratégie économique et sociale va porter ses fruits, les Français jugeront aux résultats.
« Je crois en ce que je fais » a précisé Nicolas Sarkozy.
Soyez conforté M. le Président, nous sommes aussi très nombreux à croire en ce que vous faites !
 
 
Johnny Perchec
28-01-2010

 
Communiqué associé au décès de Philippe SEGUIN Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
A 66 ans, l’actuel patron de la Cour des Comptes depuis 2004, Philippe SEGUIN, vient de s’éteindre victime d’une crise cardiaque et au nom de l’association Ecomèze-gagnant je m’associe à la douleur de sa famille et lui présente mes très sincères condoléances.
 
Homme au caractère bien trempé, Philippe SEGUIN a marqué son passage en politique et la France perd aujourd’hui un grand homme et « une des plus belles voix politique ».
Ancien patron du RPR, il a occupé le poste de ministre des affaires sociales et Président de l’assemblée nationale, où ses « coups de gueule » et son indépendance d’esprit ont marqué les personnes de la scène politique de gauche comme de droite.
Tous les politiques, de quel bord de que soit, ont laissé de côté leurs querelles partisanes pour rendre hommage à ce gaulliste social très apprécié de tous.
 
Encore mes très sincères condoléances à la famille.
 
 
Johnny Perchec
07-01-20010
 
GRIPPE A / H1N1 : tout ce qu'il faut savoir Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Dès maintenant, des mesures de préventionLes élèves sont sensibilisés
Dès le mois de mai 2009, l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES), partenaire du ministère de l’Éducation nationale, a diffusé dans chaque école, collège et lycée une affiche rappelant les règles d’hygiène à respecter. Chaque élève suivra dans les premiers jours de la rentrée une séquence d’information sur les gestes et comportements qui limitent la transmission de la grippe.

Les personnels sont mobilisés
Les responsables des écoles et des établissements scolaires se sont préparés à gérer les cas groupés de grippe A/H1N1 qui surviendraient dans le cadre scolaire. Les professionnels de la santé exerçant à l’Éducation nationale (médecins, infrmières, etc.) sont également prêts à intervenir pour accompagner les élèves et leurs familles.

Une campagne de vaccination est prévue
Une campagne de vaccination aura lieu à partir de cet automne. Vous serez informé le moment venu de son organisation.

Si nécessaire, la fermeture d’établissements
En fonction de l’évolution de la pandémie, les écoles et établissements scolaires peuvent être éventuellement fermés localement ou nationalement.

Que se passe-t-il si plusieurs enfants présentent des symptômes grippaux en classe ?
Le directeur d’école ou le chef d’établissement en informe les autorités sanitaires locales. En attendant leur prise en charge médicale, il fait placer les élèves concernés dans un lieu écarté des activités collectives et prévient leurs parents. Il avertit également l’ensemble de la communauté éducative (parents, élèves, personnels) de la situation et des mesures mises en œuvre pour éviter la propagation du virus.

Pourquoi fermer des écoles, collèges ou lycées ?
Les épidémies de grippe saisonnière montrent que le taux d’enfants atteints est toujours plus élevé que celui des adultes. Afn de protéger les enfants, leurs familles et tous les membres de la communauté éducative et de limiter la propagation du virus, il peut donc être décidé de fermer tout ou partie des écoles et des établissements scolaires, dans des zones touchées par la pandémie.

Qui décide de fermer et de rouvrir des écoles et établissements scolaires ?
Ce sont les préfets, représentants locaux du Gouvernement, qui décident de fermer et de rouvrir les écoles et établissements scolaires, en fonction de la situation sanitaire et de son évolution. Ces décisions seront prises avec les représentants de l’Éducation nationale et en liaison avec les collectivités locales.

Qui renseigne les familles lors de la fermeture d’un établissement ?
Le chef d’établissement ou le directeur d’école sera l’interlocuteur des parents et des élèves. Les sites Internet des rectorats recenseront également les fermetures et réouvertures d’établissements scolaires.


Combien de temps une fermeture peut-elle durer ?
L’école ou l’établissement scolaire pourra être fermé aussi longtemps que nécessaire pour contenir la diffusion du virus et protéger les familles et les membres du personnel.

En cas de fermeture d’établissements, pourquoi le Gouvernement ne met-il pas en place des modes de garde alternatifs ?
Aucun mode de garde alternatif n’est mis en place, précisément pour éviter le regroupement d’enfants qui favorise la diffusion du virus. La fermeture des écoles, bien qu’elle engendre des diffcultés d’organisation pour les familles, ralentit la diffusion de la pandémie.

Quand les enfants et adultes grippés pourront-ils retourner dans l’établissement ?
Les enfants et les adultes grippés pourront retourner dans l’établissement à la fn de la période de contagiosité. Celle-ci est d’une durée de 7 jours après l’apparition des premiers symptômes en l’absence de traitement antiviral.

Pour tous, la continuité pédagogique
En cas de fermeture nationale des écoles et des établissements scolaires, le ministère de l’Éducation nationale a prévu que certains enseignements pourront être assurés d’une manière différente. Les moyens de communication actuels seront utilisés (téléphone, Internet, télévision, radio).

Pour les écoles, diffusion de programmes d’éducation
Des programmes d’éducation seront diffusés à la télévision et à la radio. Une permanence administrative pourra être organisée localement et vous en serez informé.

Pour les collèges et lycées, permanences d’enseignants référents
Des enseignants référents assureront des permanences dans l’établissement. Ils seront des correspondants pour les élèves, et des relais entre eux et les enseignants restés à leur domicile pour le suivi et l’aide aux devoirs.

Pour tous les niveaux, diffusion de modules pédagogiques
Pour assurer la continuité de l’accès aux programmes d’enseignement, le ministère permettra aux élèves de mobiliser leurs connaissances. Des modules pédagogiques seront diffusés sur France Culture et France 5. Au total 264 heures d’émissions télévisées et 288 heures d’émissions radiophoniques sont préparées, pour tous les niveaux d’enseignement (école, collège et lycée). Les élèves pourront aussi travailler sur Internet grâce à “L’académie en ligne”, le site de ressources gratuites proposé par le ministère
www.academie-en-ligne.fr

Comment reconnaître la grippe A/H1N1 ?
La transmission du virus de la grippe A/H1N1, infection respiratoire très contagieuse, s’effectue de la même manière que celle de la grippe saisonnière  :
* dans l’air par l’intermédiaire de la toux, de l’éternuement ou des postillons
* par le contact rapproché avec une personne malade
* par le contact avec des objets touchés, donc contaminés, par une personne malade


Les symptômes sont identiques à ceux de la grippe saisonnière : fièvre supérieure à 38°, ou courbatures, ou grande fatigue notamment, ET toux ou difficultés respiratoires. Si vous ressentez ces symptômes, appelez votre médecin traitant. Contactez le Centre 15 uniquement en cas d’urgence.

Les gestes pour se protéger
Le respect de certaines règles d’hygiène élémentaire limite les risques de contamination. Vous devez les appliquer vous-mêmes et les apprendre dès maintenant à vos enfants.


·         Se couvrir la bouche et le nez avec un mouchoir en papier quand vous toussez ou éternuez ; le jeter ensuite dans une poubelle fermée et se laver soigneusement les mains.
·         Se laver les mains régulièrement et avec soin, avec du savon ou une solution hydro-alcoolique (vendue en pharmacie et grande surface), en comptant jusqu’à trente.
·         Éviter tout contact avec une personne malade.

















Le ministère est préparé Plan ministériel de prévention et de lutte Pandémie grippale
Paru au Bulletin officiel spécial n° 8 du 18 décembre 2008

* Organisations ministérielles en situation prépandémique
* Actions à conduire en situation de risque avéré de pandémie grippale
* Actions à conduire en situation de pandémie grippale
* La sortie de crise

Plan du ministère de l’Éducation nationale de prévention et de lutte

Les 5 sites de référence
Le site interministériel de préparation à un risque de pandémie grippale







Informations interministérielles sur les menaces pandémiques à destination du grand public, des professionnels et des médias.
Bulletins quotidiens, points sur la situation actuelle nationale et internationale, recommandations, etc.
www.pandemie-grippale.gouv.fr
 
Pandémie grippale : guide pratique de la vie quotidienne





 
 

Grippe et pandémie : ce qu'il faut savoir, règles d'hygiène essentielles, la vie quotidienne en cas de pandémie, si l'on est malade : se soigner et protéger, etc.
www.pandemie-grippale.gouv.fr/monquotidienenpandemie
 
 
Le site du ministère de la santé et des sports






 
 
Bulletin quotidien, conférences de presse vidéo, etc.
www.sante-sports.gouv.fr
 
 
Le site de l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé









 
Tous les documents de communication sur la prévention, utilisables par les professionnels de l'éducation, à destination des enfants
www.inpes.fr/grippeAH1N1/communication.html

commander des supports
 
Le site du ministère des affaires étrangères et européennes









 
Conseils aux voyageurs, etc.
www.diplomatie.gouv.fr

Mise à jour : août 2009
 
 
Centre d'appel info' grippe



 
Vous informer sur la grippe A/H1N1 et la scolarité de votre enfant










Douze millions d'exemplaires distribués aux parents d'élèves à la rentrée 2009
Vous informer sur la grippeA/H1N1 et la scolarité de votre enfant
 
 Page à consulter
 
Grippe A : dispositif de prévention pour la rentrée scolaire

Lors d'une conférence de presse, Luc Chatel a présenté le dispositif de prévention mis en place à la prochaine rentrée scolaire pour la grippe A/H1N1 le mardi 18 août au ministère de l’Éducation nationale

* Situation épidémiologique
* Des acteurs mobilisés
* Trois objectifs prioritaires

 
Textes de référence
Bulletin officiel spécial n° 8 du 18 décembre 2008

* organisations ministérielles en situation prépandémique
* actions à conduire en situation de risque avéré de pandémie grippale
* actions à conduire en situation de pandémie grippale
* la sortie de crise

Note du ministre aux recteurs du 30 juillet 2009

* situation épidémiologique
* continuité administrative
* cas groupé de grippe A/H1N1
* promotion des gestes barrières
* correspondants académiques

Questions - réponses

* questions générales sur la grippe
* le virus, la transmission, les traitements
* la situation en France
* la situation internationale
* informations et recommandations aux voyageurs

les réponses sur le site
www.pandemie-grippale.gouv.fr
 
Déclaration Nicolas Sarkozy devant le Parlement et remaniement ministériel Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
C'est à Versailles qu'est née l'Assemblée nationale, et c’est aussi le lieu qu’a choisi Nicolas Sarkozy, le 22 juin 2009, pour la toute première allocution sous la cinquième république d'un président français à son parlement réuni.
 
Notre président de la république a fait le choix de parler d’avenir et a déclaré : « la crise n'est pas finie, nous ne savons pas quand elle se terminera. Nous devons tout faire pour que ce soit le plus rapidement possible », et dans l’attente nous devons « continuer à soutenir l’activité ».
 
Parmi les points évoqués : poursuite de la « garantie de stabilité du système bancaire », « protection des concitoyens les plus fragiles », « éviter que les victimes de la crise ne deviennent des exclus »…
 
« Considérer la crise comme une parenthèse bientôt refermée, comme si on allait pouvoir se comporter comme avant serait une erreur fatale », a indiqué le président.
La crise nous a poussé à tout remettre à plat, en bousculant les habitudes, pour autant, il n’y aura « pas de politique de rigueur, ni augmentation d’impôts ».
 
Nicolas Sarkozy a clairement annoncé sa préférence pour une mondialisation « qui privilégie la croissance interne ».
Pour l’instant, la crise et ses impacts dans le quotidien des personnes, empêche les Français d’entendre et de comprendre les actions mises en place, et c’est compréhensible je le conçois, mais lorsque le pays sera sorti de la crise, plus fort qu’aujourd’hui, les messages seront plus clairs.
 
Pour « fonder notre compétitivité », il faut poursuivre la « recherche d’une productivité globale » : « qualité de notre éducation, de notre santé, de notre recherche, de nos services publics, de notre protection sociale, de nos infrastructures, par notre qualité de vie, par la mobilisation de toutes nos ressources matérielles et humaines, par une complémentarité réussie entre l’initiative privée et l’action publique », et pour tout cela, je suis très heureux de savoir que nous poursuivons les réformes.
 
Certes le monde a changé, mais la crise mondiale nous a poussé à « mettre l’économie au service de l’homme, et non l’inverse » et « le modèle français a de nouveau sa chance ».
Nous devons faire avec les transformations imposées par les révolutions écologiques et numériques, qui ont fait évoluer les modes de consommation des français, et donc en conséquence les modes de production.
C’est pour cela que la France a fait le choix de faire « une place plus grande au travail, aux entrepreneurs, aux inventeurs, aux créateurs, et donc au final à la production ».
 
La crise a révélé nos défaillances et nos faiblesses, mais « la crise ne peut pas déboucher seulement sur la remise en cause des autres, c’est aussi le moment ou jamais de nous remettre en cause nous-mêmes. Notre avenir se décide maintenant » a annoncé Nicolas Sarkozy.
 
La République, c’est la promotion sociale fondée sur le mérite et le talent. Et bien aujourd’hui nous nous rendons compte que notre modèle d’intégration ne fonctionne plus.
« Au lieu de produire de l’égalité, il produit de l’inégalité ».
La priorité du prochain gouvernement sera donc de travailler pour atteindre l’égalité en tenant compte des critères sociaux.
 
 
Evoquant le problème de la burka, le président considère qu’il ne s’agit pas d’un problème religieux. « C’est un problème de liberté de la femme, de dignité de la femme ».
Le chef de l’Etat en a donc profité pour « dire solennellement, que la burka ne sera pas la bienvenue sur le territoire de la République française ».
 
Evoquant le débat sur la sécurité et sur les prisons, il a précisé que « la détention est une épreuve dure », mais ce n’est pas pour autant qu’elle doit être dégradante.
« L’état de nos prisons, nous le savons tous, est une honte pour notre République », et ce sera un « impératif du prochain gouvernement ».
 
Des décisions difficiles mais primordiales doivent être prises pour « redonner à notre modèle social toutes ses chances de réussite » : « le lycée, l’université, la formation professionnelle, les retraites, la dépendance, les services publics, l’organisation de nos structures territoriales… et bien sûr les déficits ».
Ce n’est pas pour autant que rien n’ait déjà été fait, souvenez-vous : le RSA, l’autonomie des universités, la réforme des régimes spéciaux, le service minimum, la carte judiciaire, la réforme hospitalière, la restructuration de notre appareil militaire, la réduction des effectifs de la fonction publique, la fusion de l’ANPE et de l’UNEDIC, la fusion des impôts et de la comptabilité publique, la réforme de la représentativité syndicale.
Rien n’a été simple dans ces décisions, les choix ont été certainement difficiles à faire, mais la nécessité vitale de faire a pris le dessus, et ces réformes ont vu le jour.
 
En fait, « sans mettre en cause telle ou telle famille politique, tel ou tel Gouvernement », comme l’a précisé le président, « la France a fait dans la durée un double mauvais choix ».
« Nous aurions dû faire beaucoup d’économies de gestion. Nous ne l’avons pas fait.
Nous aurions dû concentrer beaucoup de moyens sur les dépenses d’avenir. Nous ne l’avons pas fait ».
Et c’est donc pour cela que le moment est venu de « remettre en cause les principes d’une
politique qui nous a enfermés dans des contradictions de moins en moins soutenables ».
Pour autant, il n’y aura « pas de politique de la rigueur, pas d’augmentation d’impôts», mais pas de renoncement à l’investissement, « parce que sans investissement il n’y a plus d’avenir ».
 
Oui, il y a un  problème de finances publiques, un problème de déficits, mais d’où cela vient-il ?
D’une part, il y a « le mauvais déficit » (gaspillage, mauvaises dépenses, excès de bureaucratie, frais de fonctionnement trop élevés).
Ce dernier « doit être ramené à zéro par des réformes courageuses que nous mettrons en priorité du calendrier d’actions du prochain gouvernement ».
D’autre part, il y a le « deuxième déficit, celui qui est imputable à la crise, à la diminution des recettes, à l’augmentation des dépenses sociales ». Ce dernier a joué le rôle d’amortisseur social, « après la crise il faudra le résorber en y consacrant l’intégralité des recettes de la croissance ».
Et puis pour terminer, il y a « le déficit qui finance les dépenses d’avenir ». Lorsqu’il s’agit de financer de bons investissements, sources de relance de la consommation, il devient un bon déficit.
 
Pour lutter contre l’exclusion ou la désocialisation, Nicolas Sarkozy « proposera aux partenaires sociaux de prendre des mesures massives en faveur de l’activité partielle et d’étendre encore le contrat de transition professionnelle ».
 
 
Voici quelques exemples d’investissements dont le seul but est l’intérêt de tous :
 
Ø      le salarié licencié économiquement qui doit pouvoir garder son salaire et recevoir une formation pendant un an pour avoir de meilleures perspectives d’avenir
Ø      la dépense du grenelle de l’environnement (trop chère semblait-il) qui va créer 600000 emplois et donner à la France une avance considérable
Ø      le projet du Grand Paris qui sera le laboratoire du Grenelle, vitrine mondiale pour le savoir faire et pour les technologies françaises.
Ø      la ré-industrialisation des bassins d’emploi en difficulté qui vaut mieux que des subventions pour inactivité
Ø      des solutions pour tous les adolescents qui sortent du système scolaire à 16 ans sans diplôme et qui donc ne trouve aucun emploi
Ø      la prise en charge par l’Etat, d’internats d’excellence pour les enfants de milieu modeste qui ont le goût de l’étude pour leur fournir de bonnes conditions de vie et de travail
 
 
Nicolas Sarkozy et son gouvernement seront au rendez-vous des réformes :
 
Ø      « Nous ne reculerons pas sur la règle du non remplacement d’un départ sur deux à la retraite dans la fonction publique »
Ø      « Nous irons jusqu’au bout de la réforme des collectivités locales »
Ø      « Nous ne nous déroberons pas devant la réduction du nombre des élus régionaux et départementaux »
Ø      « Nous serons au rendez-vous de la réforme des retraites en 2010 » (âge, durée de cotisation, pénibilité)
 
Pour mettre en place toutes ces nouvelles mesures, il y a eu ce jour, mardi 23 juin 2009, un remaniement du gouvernement.
 
Son premier travail sera de réfléchir à nos priorités nationales et à la mise en place d’un emprunt pour les financer.
Pour prendre les décisions qui s’imposent, plusieurs acteurs seront sollicités : le parlement, les partenaires sociaux, les responsables économiques, les acteurs du monde de la culture, de la recherche, de l’éducation seront également consultés. Ce n’est qu’au terme des débats, que les décisions seront prises.
 
En fait, Nicolas Sarkozy appelle à une « révolution de nos mentalités, à un changement radical dans notre rapport à l’avenir ».
 
Notre avenir va se jouer sur « l’investissement et sur la place que nous allons donner à la production et au travail ».
Nous devons stopper les délocalisations systématiques, le système de fiscalité locale doit être repensé…
 
Pour mettre en place ce nouveau mouvement, cette dynamique, un remaniement du gouvernement a été annoncé mardi 23 juin 2009.
L’équipe gouvernementale voit arriver 8 nouveaux ministres en remplacement des 8 sortants. Félicitations aux nouveaux nommés.
 
Parmi les principaux changements :
 
Ø      Frédéric Mitterrand fait son entrée comme ministre de la culture en remplacement de Christine Albanel
Ø      Luc Chatel quitte le poste de secrétaire d'Etat à l'industrie pour devenir ministre de l'Education nationale et reste porte-parole du gouvernement
Ø      Xavier Darcos devient ministre du travail
Ø      Brice Hortefeux prend le ministère de l'Intérieur
Ø      Michèle Alliot-Marie prend le ministère de la justice laissé vacant par Rachida Dati à la suite de son succès aux élections européennes
Ø      Le centriste Michel Mercier, une prise au Modem de François Bayrou dont il était le trésorier, fait son entrée comme ministre de l'espace rural et de l'aménagement du territoire
Ø      Bruno Le maire devient ministre de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche
Ø      Le maire de Nice, Christian Estrosi, revient au gouvernement où il devient ministre de l'industrie
 
 
Les ministres sortants sont Rachida Dati (Justice) et Michel Barnier (Agriculture) car ils ont été élus eurodéputés le 7 juin.
Il y a également Christine Boutin (Logement), Christine Albanel (Culture), Roger Karoutchi (Relations avec le Parlement), André Santini (Fonction publique), Bernard Laporte (Sports) et Yves Jégo (Outre-mer).
 
Gardent leurs fonctions notamment François Fillon (Premier ministre) et Jean-Louis Borloo (Ecologie) ainsi que Christine Lagarde (Economie), Eric Woerth (Budget et comptes publics), Bernard Kouchner (affaires étrangères), Patrick Devedjian (relance), Valérie Pécresse (enseignement supérieur), Hervé Morin (défense), Roselyne Bachelot (Sport et Santé), Nathalie Kosciusko-Morizet (économie numérique), Hubert Falco (secrétaire d'Etat à la défense et aux anciens combattants), Eric Besson (immigration), Hirsch (Haut-Commissaire à la jeunesse), Blanc (secrétaire d'Etat chargé du développement de la région capitale).
 
 
 
Johnny Perchec
23 juin 2009
 
 
 
Nicolas Sarkozy face aux sondages Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La crise économique, les pressions sociales, le conflit en Guadeloupe… tous ces sujets graves, qui nous ont tous touchés à un moment ou l’autre, provoquent dans les sondages la baisse de la côte de popularité du Président Nicolas SARKOZY.
 
Effectivement, le dernier sondage affiche 37% de bonnes opinions et donc une perte de 6 à 7 points selon les magazines.
Au vu de l’actualité des derniers mois et de l’instabilité dans laquelle se trouve notre pays, il aurait été étonnant de constater le contraire, donc à mon sens, rien de plus normal que l’annonce de ces chiffres.
Pour autant, je comprends l’agacement des Français et leur impatience à voir tous les problèmes réglés d’un coup de baguette magique, mais nous savons toutes et tous que cela est impossible, les « bonnes fées » n’ont jamais été de ce monde.
Nous savons tous que les actions gouvernementales qui ont été lancées depuis l’élection de Nicolas SARKOZY sont, pour la plupart, des mesures qui s’inscrivent dans la durée et pour lesquelles les bienfaits ne seront pas visibles du jour au lendemain.
 
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